Les participants au projet sont cinq universités ainsi que trois entreprises du Luxembourg, d'Allemagne, d'Irlande, des Pays-Bas et de Grande-Bretagne. L'UE met à la disposition des chercheurs du consortium un total de 5,9 millions d'euros. Cela leur permettra de développer de nouvelles techniques devant permettre d'identifier et d'étudier des substances actives contre la maladie de Parkinson. Des substances très prometteuses doivent également être développées davantage en vue d'une application médicale. « Dans SysMedPD, les compétences des universités et des entreprises biopharmaceutiques se complètent idéalement », déclare le professeur Rudi Balling, directeur du LCSB et coordinateur de SysMedPD : « Cela permet d'obtenir des conditions optimales pour la réalisation de progrès significatifs dans la mise au point de thérapies et de diagnostics pour la maladie de Parkinson. »
Mieux comprendre le dysfonctionnement des mitochondries
La maladie de Parkinson est une maladie touchant le tissu nerveux humain, qui évolue progressivement et aboutit notamment à des tremblements musculaires et à une rigidité musculaire. Les mitochondries des cellules nerveuses sont souvent à l'origine de la maladie ; les mitochondries sont les centrales électriques des cellules qui, grâce à des réactions biochimiques, produisent l'énergie nécessaire au métabolisme des cellules.
« Chez environ dix à vingt pour cent de tous les patients atteints de la maladie de Parkinson, les mitochondries ne fonctionnent pas correctement », déclare le Dr Ronan Fleming, responsable scientifique au LCSB, largement impliqué dans la conception et la coordination de SysMedPD. « Pour améliorer le diagnostic de la maladie de Parkinson, mieux la soigner ou au moins ralentir son évolution, nous devons parfaitement comprendre le dysfonctionnement des mitochondries. » Pour cela, les chercheurs de SysMedPD se concentrent d'abord sur les manifestations pathologiques de la maladie dans lesquelles les mitochondries sont endommagées par des mutations dans différents gènes. « Les résultats peuvent ensuite être transférés aux groupes de patients chez lesquels plusieurs gènes et facteurs environnementaux sont à l'origine de la maladie de Parkinson », poursuit Ronan Fleming.
Offrir aussi une approche pratique
Le consortium SysMedPD veut remplir sa tâche en utilisant différentes approches : « Au sein du LCSB, nous nous concentrons sur le développement de nouveaux modèles informatiques permettant de mieux représenter les processus à l'œuvre dans les mitochondries », ajoute Ronan Fleming. Le professeur Jens Schwamborn, responsable du groupe Developmental and Cellular Biology au LCSB, décrit une approche complémentaire : « Nous devons vérifier en pratique les prévisions obtenues par ordinateur. C'est pourquoi, dans le cadre de ce projet de l'UE, nous allons également utiliser des modèles cellulaires avancés dans lesquels les cellules cutanées des patients atteints de la maladie de Parkinson sont reprogrammées en cellules nerveuses humaines. »
Pour permettre l'application aussi rapide que possible des résultats de recherche obtenus dans le cadre du projet SysMedPD, des entreprises biopharmaceutiques font également partie du consortium. Ces entreprises travaillent dans les domaines du développement test de nouvelles substances actives et de l'identification des substances actives. « Le projet est conçu de sorte que les connaissances que nous acquérons avec les autres partenaires universitaires complètent parfaitement celles des entreprises impliquées », déclare Rudi Balling : « Grâce à cette imbrication étroite entre recherches publique et privée, nous pouvons garantir que les fonds de l'UE soient, d'une part, utilisés de manière optimale dans l'intérêt des patients atteints de la maladie et, d'autre part, suscitent des impulsions économiques. Nous remplissons ainsi des objectifs importants de l'UE. »
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Les partenaires SysMedPD :
- Allemagne : Université de Lübeck (Prof. Christine Klein), EURICE – European Research and Project Office GmbH (Corinna Hahn) ;
- Irlande : Université de Maynooth (Dr Niall Finnerty) ;
- Luxembourg : Université du Luxembourg (Prof. Rudi Balling, Dr Ronan Fleming, Prof. Jens Schwamborn) ;
- Pays-Bas : Université de Leyde (Prof. Thomas Hankemeier), Khondrion BV (Prof. Jan Smeitink), Mimetas BV (Dr Paul Vulto) ;
- Grande-Bretagne : University College London (Prof. Anthony Schapira).
Coordinateur : Prof. Rudi Balling, LCSB, Université du Luxembourg


















